Pour vous, la culture c’est quoi ?

La culture est le droit qu’a chacun de pouvoir accéder librement à toutes les formes d’éducation et de loisirs (enseignement, théâtre, cinéma, expositions, concerts …). Polymorphe, elle est la manifestation de la part la plus humaine de l’Homme; il y a exprimé joies, peurs, angoisses, révolte, recherche du plaisir, amour, combats politiques et éthiques.
C’est un des modes de transmission des savoirs qui permet d’améliorer et d’enrichir l’esprit critique.
C’est également un mode de vie qui véhicule les us et coutumes d’un pays, d’une région, d’une commune…ainsi que ses traditions.
La polysémie de ce mot fait dès lors apparaitre schématiquement deux voies conjointes au terme culture : l’une plus ancrée dans la création et la consommation artistiques, l’autre, plus générale, de transmission de valeurs. Nous sommes conscients qu’une politique culturelle doit pouvoir s’appuyer sur ces deux éléments.

De même, il y a bien deux dynamiques à considérer. La création et l’accès à ces créations à tout un chacun peuvent s’entendre à la fois à partir de mise en présence (par exemple, une exposition qui est proposée au public) et à partir des productions émergentes (par exemple, soutenir un artiste local pour le faire découvrir au public). En somme, il y a une dynamique « du haut vers les bas » et « du bas vers le haut ».

Aussi, dans cette acceptation la plus large, nous pouvons considérer que la culture s’étend en dehors des institutions culturelles, même si bien sûr celles-ci en sont vectrices. En effet, les réflexions sur tout le vivre-ensemble et le lien social, la protection de l’environnement, sur le fonctionnement économique de notre société, etc. qui peuvent s’immiscer dans des politiques de sensibilisation et d’incitation (par exemple, une campagne de réduction des déchets) doivent pouvoir être considérées comme faisant partie intégrante de la politique culturelle menée sur le territoire.

En conséquence, pour les candidats Horizons, la culture en devient un levier essentiel de développement de notre territoire et de cohésion sociale.

Quelle place accordez-vous au secteur associatif et culturel au sein de votre commune ?

Si notre réflexion quant à la place de la culture se veut plus en phase avec les réflexions d’aujourd’hui, l’expérience démontre que le soutien à ce secteur au sein de notre entité est unanime. Les élus des différents groupes qui composent aujourd’hui notre liste ont participé au vote favorable du montant de l’intervention communale, ainsi que la volonté du conseil de maintenir le niveau de notre centre culturel dans le paysage de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
L’importance de l’intervention communale dans les travaux d’agrandissement des locaux en témoigne également, ainsi que les différentes mises à disposition de personnel. Dans notre volonté de vivre ensemble, elle jouera un rôle essentiel pour rassembler les personnes et leur permettre de s’élever personnellement et collectivement, au départ de leur ancrage local, avec leurs voisins et leurs proches.
Aussi, c’est bel et bien en envisageant la culture comme 4e pilier du développement durable (avec l’environnement, le social et l’économique) que nous souhaitons agir sur le territoire de notre entité.

« Gerpinnes, commune vieillissante », que mettriez-vous en place pour assurer la pérennité des associations de l’entité ?

Le groupe HORIZONS propose, dans l’axe 1 de son programme, le VIVRE ENSEMBLE :

  • de susciter la rencontre et les échanges entre les différentes associations culturelles locales ;
  • d’organiser le covoiturage et le déplacement en commun vers des spectacles des métropoles voisines comme vers les ateliers et spectacles proposés par notre centre culturel ;
  • de favoriser les synergies entre les associations culturelles et le milieu associatif et les mouvements de jeunesse ;
  • et d’autres propositions présentes dans notre programme et suggérées lors de nos réunions avec la population…

La communication, la mise en réseau et l’invitation au partage de pratiques sont les fils conducteurs, peu coûteux mais essentiels, de notre envie d’agir avec les Gerpinnois.
Pour certaines d’entre elles, nos associations ont un impact intergénérationnel : les aînés inspirant les nouvelles générations dans la continuité. Pour d’autres, le constat doit être tiré que le fossé se creuse entre les générations : il faut aussi pouvoir faire émerger de nouvelles cultures pour que nos jeunes trouvent leur place. Sans pour autant menacer l’activité des plus âgés. Raison pour laquelle nous insistons sur la valeur du vivre-ensemble dans notre programme : le respect mutuel doit primer.

La définition de notre commune comme « vieillissante » fait ressortir ici l’enjeu d’accès à la culture pour tous les publics en ce compris les moins mobiles ou les plus isolés, sous cet angle, parfois par la force de l’âge. Face à cet enjeu, là aussi nous aurons une attention à mettre en place les logistiques permettant d’inclure ce public plus âgé (mise en contact des personnes mobiles et non mobiles dans un système de covoiturage pour se rendre ensemble aux diverses activités organisées au centre culturel)

Enfin, nous avons la faiblesse de croire que l’intergénérationnel est porteur de sens et que la préservation de notre environnement lui apporte une thématique. Sans faire dans le passéisme, les plus âgés ont vécu d’autres modes de vie que ceux d’aujourd’hui avec des habitudes de consommation plus parcimonieuses et des rythmes moins frénétiques qu’aujourd’hui. Le passage de témoin entre les générations pourrait aussi aider à raisonner nos valeurs trop consuméristes.

Quelles sont vos propositions pour optimiser la coordination des agendas des associations ?

Maintien de la planification de la réunion annuelle de programmation des activités (agenda) avec les groupements et associations reconnues. Utilisation des outils numériques de partage de ressources et d’information. Nous resterons aussi à l’écoute de vos propositions fédératrices à cet égard.

« Gerpinnes, commune de folklore mais pas que », comment pensez-vous renforcer la participation citoyenne locale ?

C’est l’axe 9 du programme HORIZONS : FAVORISER LA PARTICIPATION CITOYENNE.

Nous entendons écouter, comprendre, réagir et, quand il le faut, corriger notre idée première et adapter, le cas échéant notre programme.
Mise en place de nouveaux outils : budgets participatifs – dynamiser les différents conseils communaux (enfants, seniors et création d’un nouveau conseil Ados) – organisation annuelle de rencontres entre associations pour une mise en réseau des personnes ressources et une meilleure circulation de l’information, notamment par la publication sur le site de la commune – encouragement de la création de comités de quartiers là où ils n’existent pas – rencontre annuelle avec les citoyens pour une évaluation de notre programme d’actions – création d’une cellule « démocratie » (composée de volontaires de tous les âges, tous les milieux socioculturels et issus de tous les villages de l’entité pour garantir la fluidification des communications entre les habitants et l’administration et le contrôle de la mise en place des projets)

De plus, si l’attachement social à notre folklore revêt une part de l’identité de notre commune, force est de constater que notre premier patrimoine demeure notre environnement que chacun s’accorde à vouloir défendre. Résolument, il s’agit de faire en sorte d’éveiller (ou de réveiller) les consciences que chacun à son échelle y a un rôle à jouer. Les actions de sensibilisation, comme la journée de l’Environnement ou les Repair Cafés sont dans cette veine d’élargir la participation citoyenne. Le festival 100% rural, où le Centre Culturel était partenaire auprès du GAL Entre Sambre et Meuse, est un bon exemple de synergie assumant une acceptation large de la culture comme porteuse de valeurs.

Quels sont, selon vous, les aspects sociétaux, culturels et patrimoniaux qui composent l’identité citoyenne gerpinnoise?

Gerpinnes est une commune plurielle, composée de personnes natives d’ici, qui vivent intensément leur commune, pour qui c’est leur ADN. D’autres ne la voient que comme «une cité dortoir », vu la proximité d’une grande ville. Chacun a ses raisons de la choisir et toutes sont respectables.

Gerpinnes n’a pas un rapport uniforme à la ruralité : certains hameaux sont restés plus verts et plus ancrés que d’autres quartiers. Fromié, Loverval, Les Flaches … et les autres : nos réalités sont différentes et aider à bien les comprendre et les respecter sera aussi au cœur de notre engagement. Les citoyens nous disent à quel point ils souhaitent une répartition équitable des moyens et des actions.
Notre patrimoine mobilier et immobilier, matériel et immatériel est très important. Le tout souvent en corrélation directe avec notre folklore. Il est donc important –de composer avec ces « tout » différents afin de faire de notre commune une entité où il fait bon vivre, où l’on se sent bien et que … l’on n’a pas envie de quitter !

Prenez-vous l’engagement de poursuivre, et pourquoi pas de développer, le soutien dont bénéficie le Centre culturel depuis de nombreuses années ?

VOIR RÉPONSE 2

HORIZONS s’engage à poursuivre son action en faveur du Centre culturel, de notre Centre culturel ! Et il se réjouit de le faire, au profit de tous, car la culture relie les personnes.

Selon une étude publiée par l’Avenir le 21 avril 2018, les Communes Wallonnes consacrent en moyenne 53 €/habitant à la culture. Avec 12 660 habitants, pour être dans la moyenne, Gerpinnes doit donc consacrer 670 980 € à la culture. Qu’en est-il dans notre budget communal ?

Selon une étude publiée par l’Avenir le 21 avril 2018, les Communes Wallonnes consacrent en moyenne 53 €/habitant à la culture. Avec 12 660 habitants, pour être dans la moyenne, Gerpinnes doit donc consacrer 670 980 € à la culture. Qu’en est-il dans notre budget communal ?
La culture est souvent considérée comme étant le parent pauvre des politiques. Gerpinnes n’a pourtant pas à se plaindre, même si on peut toujours faire mieux !
N’oublions pas que le montant des subsides octroyés aux associations culturelles doit aussi entrer en ligne de compte dans le présent questionnaire.
C’est une manière de soutenir la culture et nous sommes une des rares communes à avoir maintenu de tels subsides, ainsi que les tarifs préférentiels pour les salles…
Sans oublier les valorisations qui doivent être globalisées avec la dotation communale pour le Centre culturel (mises à disposition de personnels – prêt de matériel – réalisation de certains travaux par les services communaux …).
Il faut cependant être conscient qu’en matière de finances communales, la culture fait partie des dépenses dites « facultatives »… donc, tant que notre budget sera à l’équilibre, il n’y a rien à craindre, sans pour autant annoncer que les moyens augmenteront !
Il faut pour cela qu’il existe des projets concrets, raisonnables et … finançables !

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Réponses des autres candidats
2018-10-01T10:56:16+00:001 octobre 2018|Uncategorized|
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